Combien d’animaux peut-on garder chez soi ou au jardin : limites légales et sanctions

Une règle générale… mais pas sans limites

Vous rentrez chez vous, vous entendez des aboiements depuis le palier et vous vous demandez si votre voisin ne possède pas "trop" d'animaux. En réalité, la réponse n'est pas un chiffre universel. Il n'existe aucune limite nationale fixe en Italie, mais cela ne signifie pas pour autant une liberté totale : les règlements locaux, les conditions d'hygiène, les nuisances sonores et la sécurité entrent tous en jeu.

Ce que dit la jurisprudence sur la détention d'animaux

La Cour de cassation italienne, dans son ordonnance n° 1823/2023, a posé un principe clair : détenir des animaux domestiques chez soi est tout à fait légal, mais cette détention ne peut pas être illimitée. Dès lors que le nombre d'animaux devient incompatible avec leur bien-être, l'hygiène du logement ou les droits des voisins, un juge peut intervenir.

Dans la pratique, les professionnels du secteur le savent bien : ce qui compte, ce n'est pas uniquement le nombre d'animaux, mais la façon dont ils sont gérés. Des espaces adaptés, une propreté rigoureuse, l'absence d'odeurs persistantes et la maîtrise du bruit font souvent toute la différence.

Des seuils qui varient selon les régions

Quelques exemples concrets permettent de mieux comprendre l'étendue des disparités régionales :

  • Lombardie : jusqu'à 10 chiens ou chats adultes par foyer. Au-delà de ce seuil, une déclaration auprès du maire est obligatoire, qui peut ensuite imposer des prescriptions spécifiques.
  • Vénétie, notamment dans certains règlements municipaux comme celui de Vérone : jusqu'à 5 chiens adultes sans autorisation particulière.
  • Émilie-Romagne : pour certains chiens de travail ou de chasse, le plafond peut atteindre 15 animaux, tandis que des limites plus strictes s'appliquent aux animaux de compagnie.
  • Milan : jusqu'à 15 spécimens adultes par espèce dans le cas des rongeurs, oiseaux ou reptiles.

Ces chiffres peuvent évoluer en fonction des décisions municipales ou des règlements sanitaires locaux. Une vérification directe auprès des autorités compétentes reste donc indispensable.

Les obligations les plus courantes

Même lorsque le nombre d'animaux respecte les seuils autorisés, certaines obligations précises s'imposent aux propriétaires :

  • Laisse, généralement limitée à 1,5 mètre de longueur
  • Muselière à porter dans les espaces communs
  • Nettoyage immédiat des escaliers, cours et ascenseurs
  • Interdiction de causer des nuisances sonores répétées
  • Obligation de surveillance pour éviter les fugues ou les agressions

Quand les sanctions et mesures coercitives s'appliquent

Les situations les plus problématiques surviennent lorsqu'il y a des aboiements incessants, des mauvaises odeurs, de la saleté ou des risques pour la sécurité. Dans ces cas, des dispositions pénales peuvent s'appliquer, notamment celles relatives aux nuisances sonores et à la garde négligente d'animaux.

Le tribunal peut alors imposer des prescriptions personnalisées et, dans les cas les plus graves, ordonner une réduction du nombre d'animaux détenus.

Comment vérifier rapidement si vous êtes en règle

La démarche est simple et peut être réalisée en quelques étapes :

  1. Consultez le règlement municipal de votre commune
  2. Vérifiez les éventuelles normes régionales et les recommandations du service vétérinaire local
  3. Lisez attentivement le règlement de copropriété, s'il en existe un
  4. Évaluez honnêtement si vos animaux disposent bien d'un espace suffisant, d'une hygiène irréprochable et d'un environnement serein

La règle la plus fondamentale reste celle-ci : il ne suffit pas que les animaux "tiennent" dans votre logement ou votre jardin. Ils doivent pouvoir y vivre dans de bonnes conditions, sans causer de troubles réels aux personnes qui vous entourent.

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